top of page
Rechercher

De Lisbonne à Lagos

  • so51seayou
  • 3 janv.
  • 4 min de lecture

Nous nous étions donnés comme objectif de mettre le cap au Sud dès la mise à l'eau le 17 juillet. Mais déjà, les fortunes nous ont fait décaler le projet d'une semaine... Ultime destination, nous devions rejoindre Faro. C'est à Lagos que nous nous sommes arrêtés. En effet, les fortunes de mer ont continué à accompagner Sea You et son équipage...


Ce 21 juillet, nous appareillons vers 13h45 d'Algés avec une météo agréable en direction de Setubal. Le vent du nord pour une quinzaine de noeuds nous pousse vers le cap Espichel. Le voilier avance bien. La dernière fois que nous avons navigué sur le Tage dans cette direction, c'était en 2017 nous allions également à Setubal, les conditions étaient plus musclées.



Troia


Aujourd'hui, nous nous arrêterons à Troia, sans chercher à entrer en face à Setubal, le port était déjà trop étroit pour Syrakko ! La marina moderne de Troia ne fait pas rêver, elle a simplement pour elle d'être très fonctionnelle et propre.



Nous aurions bien pu pousser jusqu'à Sines mais il n'est pas nécessaire de forcer une première journée de navigation, d'autant que tous les petits soucis que nous avons accumulés ces derniers jours nous conduisent à une certaine prudence. Par ailleurs, l'heure relativement tardive du départ ne permet pas d'atteindre Sines avant la nuit. Ce n'est pas que l'entrée puis le mouillage dans la baie soit difficile, il n'y a que le contournement du Molhe qui nécessite un peu de vigilance car la longue jetée est altérée sur l'extrémité sud.



Sines


Cette fois, nous avons décidé de mettre pied à terre pour découvrir Sines, et nous n'avons pas été déçu. Bien sûr, il ne faut pas faire porter son regard sur la zone industrielle au sud de la bourgade.



Nous sommes arrivés en soirée et comme il faut chaque jour son lot de fortunes, aujourd'hui, c'est le tour de la commande du guindeau et de l'annexe qui fuit. Elle arrive à la fin son existence. S'agissant du guindeau, fort heureusement, c'est la commande de mise

Dans la commande du guindeau
Dans la commande du guindeau

à l'eau qui ne fonctionne pas, en revanche, la remontée oui.

Après le dîner à bord, centrée sur un apéro à l'Apérol, nous sommes allés à terre. La baie de Sines commence au nord par un port de pécheurs, puis lui succède une longue plage sableuse et finit au sud par le port de plaisance. Il est fermé et gardé par un personnel qui nous a fait fermement comprendre que l'on ne pouvait pas accoster. Pourquoi ? nous ne le saurons pas.


Ce 23 juillet matin, après la messe suivi d'une petite halte dans un petit restaurant avec vue plongeante sur la baie et le bateau, nous avons remonté l'ancre et appareillé vers le cap Saint-Vincent. En 2017, la sortie de la baie s'était faite dans un brouillard à couper au couteau. Ce n'est pas le cas ce 23 juillet.



Une météo sans beaucoup de vent en traversant le mouillage des navires marchands, celui-ci s'oriente Nord-Nord-Ouest et forcit et nous filons bon train vent arrière vers le sud avec des pointes à 11 kts. On envisage l'arrivée dans l'anse de Sagres à la tombée de la nuit puis demain une directe de Sagres à Faro.


Le cap est arrondi, le voilier file 10 kts bien établi, nous suivons un voilier un ou deux nautiques devant. Je trouve le vent un peu fort, rentre la grand-voile à la vue de l'anse. Une survente nous cueille au moment de rentrer le génois dont l'enrouleur se bloque... la voile faseille furieusment, le point d'écoute est arraché, la pièce métallique arrache deux chandeliers et consorts... sous un vent à décorner des boeufs, attaché, je me précipite au pied de l'enrouleur pour constater la salade de bosse de l'enrouleur qui s'est produite durant notre bord au vent-arrière... je réorganise les tours et rentre le génois à la main... plus de peur que de mal pour la skippeuse.



Lagos



Nous décidons de nous diriger vers Lagos pour réparer. Il reste 3 heures de transit. En prenant le poste sur le ponton d'accueil, nous sommes placés derrière un voilier. Sa grand-voile est arrachée. il s'agit du bateau qui était devant nous en passant le cap. Le Skipper portugais parle un excellent français et dans la nuit, il nous donne les coordonnées du maître voilier qu'il a contacté. Nous appelerons Fofovela qui prend immédiatement en compte la réparation du génois. Merci Antonio Viegas.


Ceci met un terme un peu précocement à notre aventure car le temps qu'Antonio recouse la voile... cela ne nous permettez pas de rejoindre avec certitude Faro dans les temps. Nous connaissons bien Lagos où nous avions déjà fait escale. En particulier, si la marina est remarquable, les tarifs le sont tout aussi. Aussi nous sommes-nous tournés vers le chantier SOPROMAR pour faire sortir le voilier de l'eau et, comme à Algés, nous sommes tombés sur une équipe remarquable qui apris le bateau en main pour le faire hiverner.

Lagos
Lagos


Comments


Post: Blog2_Post

Formulaire d'abonnement

Merci pour votre envoi !

©2020 par Sea You. Créé avec Wix.com

bottom of page